Le SMIC hôtelier est le SMIC national appliqué à l'hôtellerie-restauration : 12,31 € brut de l'heure depuis le 1er juin 2026. Ce n'est pas un minimum distinct — voir le détail juste en dessous.
35h par semaine
1867,02 € brut
≈ 1456,27 € net
39h par semaine — standard HCR
2101,73 € brut
≈ 1639,35 € net
Montants mensuels bruts pour un temps plein, conversion 52/12. Le net est une estimation non-cadre (≈78% du brut), pas un bulletin de paie.
Il n'existe pas de SMIC spécifique à l'hôtellerie-restauration : c'est le SMIC national qui s'applique, au même montant que dans n'importe quel autre secteur. L'expression « SMIC hôtelier » est une commodité de langage, pas une catégorie juridique.
Si elle existe, c'est à cause d'un décalage bien réel. La convention collective HCR (IDCC 1979, brochure 3292) fixe sa propre grille de minima par niveau et échelon (Avenant n°33 du 19 juin 2024, applicable depuis le 1er décembre 2024). Mais cette grille et le SMIC évoluent séparément — et depuis la dernière revalorisation, 4 échelons du bas de la grille ont un taux conventionnel inférieur au SMIC. Sur ces postes, c'est donc le SMIC qui fait office de minimum réel, ce qui le fait passer, dans l'usage courant, pour « le minimum HCR ».
La règle tient en une phrase : le minimum réellement dû à un salarié est toujours le plus élevé des deux, entre le taux conventionnel de son échelon et le SMIC en vigueur. En bas de grille, c'est aujourd'hui le SMIC. Plus haut, c'est le taux conventionnel — voir la grille des salaires HCR complète, taux par taux.
Même taux horaire, deux durées de travail différentes : le SMIC national se calcule sur la base légale de 35h, tandis qu'en HCR la durée conventionnelle de référence est de 39h. C'est de là — et de là seulement — que vient l'écart mensuel.
| SMIC national (35h) | HCR — 39h | |
|---|---|---|
| Taux horaire brut | 12,31 €/h | 12,31 €/h — identique |
| Heures par semaine | 35 h | 39 h, dont 4 h majorées +10% |
| Brut mensuel | 1867,02 € | 2101,73 € |
| Net mensuel estimé | ≈ 1456,27 € | ≈ 1639,35 € |
| Écart mensuel brut | — | + 234,71 € |
L'écart ne vient jamais d'un taux horaire plus élevé : la ligne « taux horaire brut » est strictement la même des deux côtés. Il vient des 4 heures supplémentaires structurelles de la semaine HCR et de leur majoration de +10% (Avenant n°2 du 5 février 2007 (durée du travail) — base semaine civile, 35h légales.).
Un serveur relève du niveau II de la classification HCR. À l'échelon 1, son taux conventionnel propre est de 12,28 €/h — soit en dessous du SMIC actuel. C'est donc le SMIC (12,31 €/h) qui s'applique comme minimum réel sur ce poste : l'exemple type du mécanisme décrit plus haut.
35 h au taux normal (12,31 €/h)
430,85 €
4 h supplémentaires (36e à 39e heure), majorées +10%
54,16 €
Total brut hebdomadaire
485,01 €
Brut mensuel (× 52/12)
2101,73 €
Net mensuel estimé (≈78% du brut, non-cadre)
≈ 1639,35 €
Coût employeur estimé (charges patronales ≈14%)
2393,57 €
Les repas fournis ne figurent pas dans ce total, et c'est volontaire : l'avantage en nature repas (4,35 € par repas, minimum garanti HCRB) est une valeur distincte du salaire et ne peut jamais être décomptée du minimum horaire dû.
Le SMIC hôtelier est toujours annoncé en brut — 12,31 €/h — parce que c'est le brut qui a une valeur juridique : c'est lui que le contrat de travail, le bulletin de paie et la grille conventionnelle utilisent, et c'est sur lui que se vérifie le respect du minimum. Le net est ce qui arrive sur le compte du salarié, après les cotisations salariales (sécurité sociale, retraite complémentaire, CSG/CRDS).
En pratique, un salarié non-cadre conserve environ 78% de son brut, ce qui donne les ordres de grandeur du tableau ci-dessus. Ce pourcentage est une moyenne, pas une règle : la mutuelle obligatoire, la prévoyance et la situation individuelle le font varier d'un bulletin à l'autre.
Estimation indicative uniquement (statut non-cadre) — le salaire net réel dépend du statut cadre/non-cadre, de la mutuelle, de la prévoyance et d'autres cotisations propres à chaque situation. Un salarié cadre conserverait plutôt environ 75% du brut. Ne remplace pas un bulletin de paie réel.
Source de l'estimation : Estimation moyenne recoupée sur plusieurs recherches indépendantes de sources professionnelles de paie (cotisations sécurité sociale, retraite complémentaire, CSG/CRDS) — pas un taux officiel agrégé publié tel quel par l'URSSAF.
Ces montants supposent un temps plein sans prime ni repas. Pour un cas réel — heures supplémentaires au-delà de la 39e heure, repas fournis, taux au-dessus du minimum — le simulateur fait le calcul complet.
Calculez le salaire net complet, primes et heures sup inclusesLe taux horaire est le même dans les deux cas (12,31 €/h) — seul le nombre d'heures change, et avec lui la majoration. À 35h, le mois représente 1867,02 € brut. À 39h, durée conventionnelle de référence en HCR, les 4 heures au-delà de 35h sont des heures supplémentaires majorées de +10%, ce qui porte le mois à 2101,73 € brut. Attention : ce n'est pas un simple calcul « 39/35 » — seules les heures au-delà de 35h sont majorées, pas la semaine entière.
Oui, c'est le même chiffre : il n'existe pas de SMIC spécifique à l'hôtellerie-restauration. On parle de « SMIC hôtelier » parce que 4 échelons du bas de la grille HCR ont aujourd'hui un taux conventionnel inférieur au SMIC national — c'est donc le SMIC qui s'applique réellement comme minimum sur ces postes, et qui est perçu comme « le minimum HCR ». Au-dessus de ces échelons, c'est le taux conventionnel de la grille, plus élevé, qui reste le minimum.
Il est fixé comme le SMIC national, par arrêté publié au Journal officiel : Arrêté du 22 mai 2026 (JO du 24 mai 2026) ; confirmé sur service-public.gouv.fr. Le taux en vigueur s'applique depuis le 1er juin 2026. La branche HCR, elle, négocie sa propre grille de minima conventionnels par avenant (Avenant n°33 du 19 juin 2024, applicable depuis le 1er décembre 2024) : les deux évoluent indépendamment, et le minimum réellement dû à un salarié est toujours le plus élevé des deux.
Environ 1456,27 € par mois pour 35h et 1639,35 € pour 39h, sur la base d'une estimation à 78% du brut pour un salarié non-cadre. C'est une estimation indicative : le net réel dépend de la mutuelle, de la prévoyance et d'autres cotisations propres à chaque situation, et ne remplace pas un bulletin de paie.
Non. L'avantage en nature repas (minimum garanti HCRB, 4,35 € par repas) est une valeur légalement distincte du salaire : elle ne peut jamais être décomptée du minimum horaire dû, quelle que soit la valeur réelle du repas servi. C'est une erreur d'employeur fréquente — le repas s'ajoute, il ne remplace pas une partie du salaire.
Oui, au moins une fois par an : le SMIC est revalorisé au 1er janvier, et parfois en cours d'année si l'inflation déclenche une revalorisation automatique — c'est exactement ce qui s'est produit en 2026, avec un passage de 12,02 €/h à 12,31 €/h au 1er juin 2026. La grille conventionnelle HCR, elle, ne bouge qu'à la signature et à l'extension d'un nouvel avenant. Dernière vérification des chiffres de cette page : 2026-08-27.
Voir aussi : la grille des salaires HCR complète pour les 15 taux niveau par niveau, la convention collective HCR expliquée pour le cadre réglementaire, le calculateur d'heures supplémentaires pour le détail des majorations, ou le guide des heures supplémentaires en restauration.
Sources : SMIC — Arrêté du 22 mai 2026 (JO du 24 mai 2026) ; confirmé sur service-public.gouv.fr. Grille conventionnelle HCR (IDCC 1979) — Avenant n°33 du 19 juin 2024. Majorations d'heures supplémentaires — Avenant n°2 du 5 février 2007 (durée du travail) — base semaine civile, 35h légales. Dernière vérification des chiffres cités : 2026-08-27.
Connaître le bon taux est une chose. L'appliquer à chaque salarié, chaque mois, en est une autre.
Un taux au SMIC pour un échelon, un taux conventionnel plus élevé pour un autre, 4 heures majorées par semaine et par personne, et tout à recalculer à la prochaine revalorisation : c'est exactement le type de ressaisie manuelle où les erreurs de paie se glissent. Brigado part des heures réellement pointées, applique le taux propre à chaque salarié et sort un export de paie prêt pour le comptable — sans repasser la grille à la main à chaque fin de mois.